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Carburants : des prix en ordre dispersé pour le début du mois de novembre (essence -1,7 %, diesel +4,1 %)

Les automobilistes ghanéens assisteront à une divergence des prix des carburants à la pompe à compter du dimanche 1er novembre, l'essence devant accuser un léger recul tandis que les coûts du diesel augmentent, selon les dernières prévisions de la Chamber of Petroleum Consumers (COPEC). Dans ses perspectives de tarification pour la première quinzaine de novembre, la COPEC a estimé que l'essence se vendrait à une...

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Les automobilistes ghanéens assisteront à une divergence des prix des carburants à la pompe à compter du dimanche 1er novembre, l'essence devant accuser un léger recul tandis que les coûts du diesel augmentent, selon les dernières prévisions de la Chamber of Petroleum Consumers (COPEC).

Dans ses perspectives de tarification pour la première quinzaine de novembre, la COPEC a estimé que l'essence se vendrait à une moyenne de 16,72 GH¢ le litre, soit une baisse de 1,71 % par rapport à la moyenne actuelle de 17,02 GH¢. En revanche, le diesel devrait progresser de 4,07 % pour s'établir à une moyenne de 19,15 GH¢ le litre, contre 18,40 GH¢. Le gaz de pétrole liquéfié (GPL) devrait pour sa part demeurer globalement stable à la pompe.

Des tendances internationales divergentes à l'origine de cette dualité

Ces mouvements de prix opposés traduisent des tendances divergentes sur les marchés internationaux pour ces deux produits raffinés. Les données de la COPEC indiquent que le prix fob (free on board) de l'essence a chuté de 4,45 % pour s'établir à 1 199,16 dollars la tonne métrique, tandis que les prix fob du diesel ont progressé de 2,71 % à 1 453,07 dollars la tonne métrique.

Ces perspectives sont en outre influencées par le cédi, qui s'est apprécié d'environ 0,68 % face au dollar américain, le taux interbancaire moyen passant de 11,8222 GH¢ à 11,7411 GH¢. Une monnaie locale plus forte contribue généralement à atténuer le coût des importations libellées en dollars.

La stabilité du GPL masque une flambée des cours mondiaux

En dépit d'une hausse sensible du prix fob international du GPL — qui est passé de 839,50 à 1 003,18 dollars la tonne métrique —, la COPEC prévoit que les prix à la pompe de ce combustible domestique resteront globalement inchangés durant cette période. L'organisation estime que le GPL sera vendu au détail entre 17,54 et 19,38 GH¢ le kilogramme.

Planchers de prix et interventions gouvernementales

Les projections de la COPEC s'inscrivent dans le droit fil des récents ajustements réglementaires de la National Petroleum Authority (NPA). Pour la période tarifaire du 1er au 15 novembre, la NPA a abaissé le plancher du prix de l'essence de 16,09 à 15,39 GH¢ le litre et celui du GPL de 13,89 à 13,73 GH¢ le kilogramme. À l'inverse, le plancher du prix du diesel a été relevé de 17,09 à 17,41 GH¢ le litre.

Les prix définitifs à la pompe dépendront en fin de compte des marges appliquées par chaque société de commercialisation de produits pétroliers (OMC). La COPEC anticipe une fourchette de 15,89 à 17,57 GH¢ le litre pour l'essence et de 18,19 à 20,11 GH¢ pour le diesel.

Cette augmentation du diesel intervient en dépit des efforts constants du gouvernement pour préserver le pouvoir d'achat des consommateurs. L'exécutif a maintenu une aide de 2 GH¢ par litre sur le diesel pour les mois d'octobre et de novembre, financée en partie par la suspension de la taxe D-Levy d'un cédi. La COPEC a appelé les sociétés de commercialisation à modérer leurs marges afin d'en limiter l'impact sur les ménages et les entreprises.

Contexte : inflation et pressions mondiales

Ces ajustements des prix des carburants interviennent dans un contexte de recrudescence de l'inflation intérieure. Le taux d'inflation au Ghana est remonté à 5,2 % en septembre 2026, contre 5,0 % en août, sous l'effet notamment des coûts de transport.

Sur le plan international, les cours de référence du pétrole brut demeurent élevés, le Brent évoluant au-dessus de 110 dollars le baril fin octobre en raison des tensions géopolitiques, ce qui continue d'exercer une pression à la hausse sur les prix des produits raffinés. La COPEC a souligné que si la stabilité du cédi a offert un certain répit, la volatilité des marchés pétroliers mondiaux demeure le principal moteur des prix locaux à la pompe.

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